Reposons-nous sur Christ et mettons en Lui notre confiance

Message de Rugen du 23 février 2008

Esaïe 30:15

Frères et sœurs, j’aborde cet enseignement sans aucune prétention, je me bats aussi pour atteindre cet objectif.

Allons au Psaume 11:1-3 « C’est en l’Eternel que je me réfugie. Comment pouvez- vous me dire : fuis dans vos montagnes, comme un oiseau ? Car voici que les méchants bandent l’arc, ils ajustent leurs flèches sur la corde, pour tirer dans l’obscurité sur ceux dont le cœur est droit. Quand les fondements sont renversés, le juste que ferait-il ? »

Nous sommes soumis à des épreuves et subissons à des degrés divers des attaques et des défis. La tentation est grande de rechercher la solution en dehors de la Parole : c’est la fuite dans la montagne comme un oiseau (v.1) ; mais alors on est à la merci de l’adversaire. v.2
Un chrétien qui sort du cadre de la Parole n’a plus de repère et n’est plus à l’abri. (v.3)

Je veux dans cet enseignement montrer pourquoi en dehors du repos et de la tranquillité, nous perdons le salut.
Pourquoi le calme et la confiance sont notre force.

I- La tranquillité et le repos

Dieu nous dit que c’est dans la tranquillité et le repos que réside le salut.
Le salut a 2 aspects :
- le futur
- le présent
Le futur concerne la fin des temps, au retour du Seigneur Jésus-Christ. Le présent concerne le quotidien : les attaques, les défis, auxquels nous sommes confrontés. Nous nous intéresserons à ce second aspect du salut qui est la délivrance des situations difficiles auxquelles nous faisons quotidiennement face.

La tranquillité est l’absence d’inquiétude, d’agitation ou de trouble.

- L’inquiétude ne règle en rien le problème auquel nous pouvons être confrontés
Matthieu 6:27 « Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? »

- L’agitation, la recherche par soi de solutions, fait oublier la source de toute capacité : Christ.

La capacité de toute chose à nous satisfaire vient de Christ.
Nous avons tout pleinement en Lui.
Colossiens 2:10 « et vous avez tout pleinement en Lui, qui est le chef de toute principauté et de tout pouvoir ».

Cela veut dire que chacun de nos problèmes a sa solution en Christ. Dans une situation difficile il faut demander à Christ comment je trouve la solution en Lui. Il nous répondra d’une façon ou d’une autre. Mais accepterons-nous toujours sa solution ?

- Le trouble nous fait perdre nos moyens et nous rend vulnérables
Proverbes 25:26 « une fontaine troublée et une source corrompue, tel est le juste qui chancelle devant le méchant ».

Ce passage nous montre que l’échec d’un croyant face à l’ennemi a 2 causes possibles : soit une vie dans le péché (source corrompue), soit le trouble (fontaine troublée).

Le repos est un état sans inquiétude ni préoccupation.

Le Seigneur Jésus nous propose du repos
Matthieu 11:28-30 « venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger ».

(Vous pouvez consulter chez vous Hébreux 3:6-19 et Hébreux 4:1-16)
(Héb. 4 : 1-2 « Craignons donc, tant que la promesse d’entrer dans son repos subsiste, que personne parmi vous ne pense être venu trop tard. Car la bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux. Mais la parole qu’ils avaient écoutée ne leur servit de rien, car ceux qui l’entendirent ne la reçurent pas avec foi »)

En m’abandonnant totalement à Christ, je me repose et Le laisse agir et vivre à ma place. Comme tout Lui est soumis, je serai victorieux dans toute situation : le salut est donc assuré.

Philippiens 4:6-7 « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ ».
Ce passage déclare que nous ne devons nous inquiéter de rien, mais en toute chose avons à faire connaître nos besoins à Dieu, par des prières, des supplications et des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera nos cœurs et nos pensées en Jésus-Christ.
Ceci montre que ce n’est pas ce qui nous arrive qui est important, mais la façon dont nous réagissons à ce qui nous arrive ; Dieu nous conseille d’avoir nos cœurs et nos pensées rivées sur Christ. Voilà la clé !
Frères et sœurs, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais nous n’avons pas le choix.

Illustrations

Point de vue du Seigneur Jésus sur les 2 sœurs

Luc 10:38-42 « pendant qu’ils étaient en route, Il entra dans un village, et une femme du nom de Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur appelée Marie, qui s’assit au pied du Seigneur, et qui écoutait sa parole. Marthe était absorbée par les nombreux soucis du service ; elle survint et dit : Seigneur, tu ne te mets pas en peine de ce que ma sœur me laisse seule pour servir ? Dis lui donc de m’aider. Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Or, une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera pas ôtée ».

- Marthe s’agite, fait beaucoup de choses

- Marie se repose aux pieds du Seigneur : Elle a su discerner la seule chose nécessaire.

A la fin de notre vie, nous n’emporterons rien de ce que nous avons acquis sur terre. C’est notre capacité à avoir le regard vers Christ, qui sera jugée.

Pierre et la marche sur l’eau

Matthieu 14:28-31 « Jésus dit : viens ! Pierre sortit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais en voyant que le vent était fort, il eut peur, et, comme il commençait à s’enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? ».

Tant qu’il avait le regard sur Le Seigneur Jésus il marchait sur l’eau, mais dès qu’il fut troublé par l’environnement il s’enfonça.

Un jour, alors que je faisais de l’action du Seigneur dans ma vie, je Lui demandai ce que je pouvais faire pour L’honorer et Lui rendre grâces. La réponse fut Jean 14:1 « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu et croyez en moi. »

C’est bien de louer le Seigneur, d’entreprendre beaucoup d’actions, mais le plus important est que je ne doute pas de Lui.

II- La force dans le calme et la confiance

Le calme est le caractère de quelqu’un qui manifeste la maîtrise de soi, la sérénité.

Allons en Ecclésiaste 10:4 « Si l’esprit de celui qui domine s’élève contre toi, ne quitte point ta place ; car le calme prévient de grands péchés » , un passage qui me bénit beaucoup.

Celui qui domine ce monde est le diable.
Quand on perd son calme, on pèche et passe désormais dans son royaume ; on n’a plus aucune protection et on est donc sans force face aux attaques de ses esprits démoniaques.

On peut perdre son calme suite à une provocation par une autre personne. Je me souviens d’un événement la semaine dernière : j’avais oublié d’éteindre mon portable en classe, j’y ai jeté un coup d’œil et il y avait une mauvaise nouvelle. Je devins hargneux vis-à-vis des élèves, plus sévère. Après coup je me rendis compte de ma bêtise. J’avais perdu mon calme : colère, offense vis-à-vis des élèves, j’avais péché. La colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.
On peut perdre son calme par convoitise.
Proverbes 14:30 « un cœur calme est la vie du corps, mais la jalousie est la carie des os ».
Ce proverbe dit que l’envie est la carie des os. C’est une maladie qui ronge les os. Ce sont les os qui soutiennent le corps. L’image qui me vient à l’esprit est que la convoitise ronge nos os spirituels, notre soutien sur le plan spirituel.

Le diable plante le décor, pour nous faire sortir de notre calme, de notre tranquillité et de notre repos. Tant que nous n’en sortons pas, il ne peut rien contre nous ; dans le cas contraire nous devenons vulnérables.

La confiance est le sentiment de sécurité d’une personne qui se fie à quelqu’un ou quelque chose.

1 Jean 5:4 « Car tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi »
C’est par notre foi, notre confiance en Christ, que nous triomphons de nos ennemis, de l’adversité.
Ne pas faire confiance en Christ, c’est faire forcément confiance en quelque chose qui appartient au monde, donc au dieu de ce monde et comment pourrait-on lui résister ?

Le diable sait qu’il ne peut légalement rien contre nous tant que nous mettons notre confiance en Christ. Toute sa stratégie consiste à nous faire oublier notre position en Christ, à nous pousser à retirer notre confiance à Christ, afin d’être à sa merci. C’est ce qu’il fit avec Job : il utilisa l’environnement, d’autres personnes, la maladie et même sa propre femme, qui lui conseilla de maudire Dieu et mourir. Job tint ferme.

Nous n’avons pas d’autre choix que de maintenir notre confiance en Christ, de nous reposer sur Lui, car alors seulement, nous sommes forts.

Le Seigneur nous met en garde :
Esaïe 31:1-3 « Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour avoir du secours, qui prennent appui sur des chevaux, et se fient aux chars à cause de leur nombre, et aux cavaliers parce qu’ils sont très forts, mais qui ne regardent pas vers le Saint Israël et ne recherchent pas l’Eternel ! Lui aussi, cependant, il est sage pour faire venir le malheur ; il ne retire pas ses paroles, il s’élève contre la maison des méchants et contre le secours de ceux qui commettent l’injustice. L’Egyptien est homme et non dieu, ses chevaux sont chair et non esprit. Quand l’Eternel étendra sa main, celui qui porte secours trébuchera, celui qui est secouru tombera, et tous ensemble ils périront ».

Descendre en Egypte chercher du secours, c’est pour le croyant, aller chercher ses solutions dans le monde et non en Christ.

III- L’espérance en Christ : l’ancre de notre âme contre les tempêtes de la vie

Hébreux 6 v 17-20 « …Dieu voulant donner aux héritiers de la promesse une preuve supplémentaire du caractère immuable de sa décision, intervient par un serment, afin que, par deux actes immuables, dans lesquels il est impossible que Dieu mente, nous ayons un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée. Cette espérance, nous l’avons comme une ancre solide et ferme pour notre âme ; elle pénètre au delà du voile, là où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, devenu souverain sacrificateur, pour l’éternité, selon l’ordre de Melchisédek ».

En christ nous avons l’ancre de notre âme contre les tempêtes de la vie. L’ancre protège le bateau contre les tempêtes. Notre âme est protégée des tempêtes de la vie par notre espérance en Christ. Cette ancre est sûre, solide, fiable.

En cas de défi, il ne s’agit de se croiser les bras et attendre, la paresse est un péché. Il faut faire tout ce que nous devons faire, en respectant la Parole et tourner le regard vers Christ.

Exemple à ne pas suivre : le roi Asa
2 Chroniques 16:1-9 « La trente-sixième année du règne d’Asa, Baescha, roi d’Israël monta contre Juda ; et il bâtit Rama, pour empêcher ceux d’Asa, roi de Juda, de sortir et d’entrer. Asa sortit de l’argent et de l’or des trésors de la maison de l’Eternel et de la maison du roi, et il envoya des messagers vers Ben-Hadad, roi de Syrie, qui habitait à Damas. Il lui fit dire : Qu’il y ait une alliance entre moi et toi, comme il y en eut une entre mon père et ton père. Voici, je t’envoie de l’argent et de l’or. Va, romps ton alliance avec Baescha, roi d’Israël, afin qu’il s’éloigne de moi. Ben-Hadad écouta le roi Asa ; il envoya les chefs de son armée contre les villes d’Israël, et ils frappèrent Ijjon, Dan, Abel-Maïm, et tous les magasins des villes de Nephthali. Lorsque Baescha l’apprit, il cessa de bâtir Rama et interrompit ses travaux. Le roi Asa occupa tout Juda à emporter les pierres et le bois que Baescha employait à la construction de Rama, et il s’en servit pour bâtir Guéba et Mitspa. Dans ce temps là, Hanani, le voyant, alla auprès d’Asa, roi de Juda, et lui dit : Parce que tu t’es appuyé sur le roi de Syrie et que tu ne t’es pas appuyé sur l’Eternel, ton Dieu, l’armée du roi de Syrie s’est échappée de tes mains. Les Ethiopiens et les Libyens ne formaient-ils pas une grande armée, avec des chars et une multitude de cavaliers ? Et cependant l’Eternel les a livrés entre tes mains, parce que tu t’étais appuyé sur lui. Tu as agi en insensé dans cette affaire, car dès à présent tu auras des guerres. »

La victoire du roi Asa n’était qu’apparente et illusoire. C’est ce qui arrive au Chrétien qui cherche du secours en dehors de Christ.

Exemple possible de la vie du croyant : l’apôtre Paul

Le passage que nous allons maintenant voir m’a été inspiré, alors que je me demandais si le choix de ce thème était la volonté de Dieu. Il était pour moi signe de confirmation. Il me paraît très instructif pour nous croyants.

2 Corinthiens 4 : 7-11 « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette puissance supérieure soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. Nous sommes pressés de toute manière mais non écrasés ; désemparés mais non désespérés ; persécutés mais non abandonnés ; abattus mais non perdus. Nous portons toujours avec nous, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus se manifeste dans nos corps. Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle ».

Ce passage montre qu’aucune épreuve, aucune tentation, ne prend jamais le dessus sur l’apôtre Paul, il est toujours debout.
Toute situation difficile (mort) est suivie d’une victoire (résurrection) qui glorifie le croyant. Ceci lui permet de grandir un peu plus dans la connaissance de notre Seigneur et de s’identifier à Lui.

Je vais terminer par un beau passage que je n’avais pas prévu d’aborder :
Esaïe 31:1-3 « Malheur à ceux qui descendent en Egypte pour avoir du secours, qui s’appuient sur des chevaux, et se fient à la multitude des chars et à la force des cavaliers, mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël, et ne cherchent pas l’Eternel ! Lui aussi, cependant, il est sage, il fait venir le malheur, et ne retire point ses paroles ; i s’élève contre la maison des méchants, et contre le secours de ceux qui commettent l’iniquité. L’Egyptien est homme et non Dieu ; ses chevaux sont chair et non esprit. Quand l’Eternel étendra sa main, le protecteur chancellera, le protégé tombera. Et tous ensemble ils périront »

Nous devons avoir le regard tourné vers :

1°- Le Rocher, Christ, pierre angulaire, d’où nous, pierres vivantes, avons été taillés (à Son image).

2°- Abraham, notre père en la foi, qui espéra contre toute espérance, et obtint ce qui lui avait été promis.

A l’Ecole de Stratégie cet après-midi, il a été dit que les enfants d’Israël, coincés entre les égyptiens et la Mer Rouge, étaient sans espoir, n’avaient aucune issue. Mais Dieu leur ouvrit le passage. Il fera la même chose pour nous, si nous restons tranquilles et nous reposons en Christ, si nous restons calmes et mettons notre confiance en Christ.

Père très saint,

Toi qui as la maîtrise de toute situation, console nos cœurs, ouvre nos yeux spirituels, afin que face à chaque défi, nous voyons l’invisible et ayons toujours le regard, les pensées tournées vers Christ.
Au nom de Jésus. Amen.

[24.02.2008]
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